Une marche pacifique sera organisée ce samedi 2 mai à Besançon par l’Association des Étudiants Ivoiriens de Besançon, en hommage à BAMBA Banassa, ancienne étudiante de l’Université Marie et Louis Pasteur, tragiquement assassinée.
Ce rassemblement se veut un moment de recueillement, de solidarité et d’appel à la justice. Étudiants, membres de la communauté universitaire et citoyens sont invités à participer à cette marche. Le départ sera donné à 10 heures depuis la Place de la Révolution. Le cortège traversera le centre-ville avec un arrêt symbolique devant l’UFR SLHS, avant un retour Place de la Révolution prévu vers 13 heures.
À l’occasion de l’assemblée plénière des 29 et 30 avril du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, le président socialiste Jérôme Durain a livré un long plaidoyer en faveur de l’action régionale, dans un contexte marqué par les tensions internationales, la hausse des coûts de l’énergie et les restrictions budgétaires imposées aux collectivités. Entre défense du pouvoir d’achat, critiques du désengagement de l’État et annonces sur la formation, l’agriculture ou encore la sécurité, l’exécutif régional a tenté d’affirmer sa ligne politique : celle d’une « protection concrète » des habitants.
Un discours placé sous le signe de la crise énergétique
Dès les premières minutes de son intervention, Jérôme Durain a évoqué « une situation internationale très dégradée », pointant notamment les conséquences géopolitiques de la crise au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz. Selon lui, la flambée des prix de l’énergie affecte directement les finances régionales, notamment dans les secteurs des transports et des lycées. Le président régional a également dénoncé ce qu’il qualifie « d’inflation démagogique », visant implicitement certains responsables politiques accusés d’exploiter la crise énergétique à des fins électorales.
Le pouvoir d’achat comme axe central
Face à cette conjoncture, le chef de l’exécutif régional a cherché à démontrer que la Région agit déjà comme un amortisseur social. Il a détaillé une série de dispositifs présentés comme des mesures structurelles de soutien au pouvoir d’achat. Parmi les principales politiques mises en avant : la gratuité des ressources pédagogiques pour les lycéens, les aides à la restauration et à l’hébergement scolaire, la gratuité des transports scolaires dans les territoires où la Région est compétente, les tarifs TER et bus maintenus à un niveau jugé « attractif » et le soutien aux étudiants boursiers et aux stagiaires des filières sanitaires et sociales. Jérôme Durain a notamment insisté sur le coût réel des repas scolaires, expliquant qu’un repas facturé entre 3,69 et 5 euros aux familles représente en réalité une dépense moyenne de 10 euros pour la collectivité. Autre annonce politique notable : la Région souhaite désormais « sanctuariser » les premiers paliers tarifaires des TER, afin d’éviter toute hausse sur les trajets du quotidien empruntés par les travailleurs.
Une charge frontale contre l’État
Le ton s’est durci lorsqu’il a été question des finances publiques. Le président régional accuse l’État d’avoir imposé à la collectivité une perte de 80 millions d’euros en deux ans. Selon lui, les régions paient le prix d’une politique budgétaire nationale qui fragilise leurs capacités d’action, tout particulièrement dans le domaine de la formation professionnelle. Le désengagement de l’État sur ce volet constitue l’un des points les plus offensifs du discours. Jérôme Durain a dénoncé une baisse de 25 millions d’euros des financements consacrés à la formation professionnelle, entraînant la suppression annoncée d’environ 1 700 places de formation. Dans le même temps, il affirme vouloir maintenir un soutien ciblé aux territoires ruraux ; aux secteurs en tension comme l’industrie, le BTP ou l’hôtellerie-restauration et aux publics les plus fragiles et les moins qualifiés.
Agriculture, eau et souveraineté territoriale
L’assemblée régionale devait également examiner une convention de partenariat avec la Chambre régionale d’agriculture. Le président a annoncé un engagement régional de 150 millions d’euros sur la période 2026-2028 pour accompagner le secteur agricole. Dans son discours, il a insisté sur les enjeux de souveraineté alimentaire, de renouvellement des générations agricoles et d’adaptation au changement climatique. La question de l’eau a occupé une place importante dans son intervention. Jérôme Durain a évoqué les épisodes de sécheresse dans le Haut-Doubs, mais aussi les inondations ayant frappé plusieurs départements ces dernières années. Il a défendu une stratégie régionale articulée autour de quatre axes : la préservation des milieux aquatiques, l’amélioration de la ressource, la végétalisation urbaine et la sensibilisation des populations.
Sécurité et cybersécurité : de nouveaux chantiers
Autre priorité affichée : la sécurité. Jérôme Durain a annoncé avoir confié à l’ARNIA, l’agence régionale du numérique et de l’intelligence artificielle, une mission stratégique en matière de cybersécurité. L’objectif : protéger les services publics régionaux et accompagner les collectivités face à la multiplication des cyberattaques. Il a également confirmé l’ouverture d’un chantier consacré aux addictions dans les lycées, en lien avec les rectorats, les autorités sanitaires et la préfecture de région. Une dizaine d’établissements pilotes ont déjà été identifiés. Par ailleurs, une convention entre la Région, la SNCF et la Gendarmerie nationale est en préparation afin de renforcer la sécurité dans les TER.
Industrie : vigilance sur Stellantis, satisfaction autour d’Arabelle Solutions
Sur le terrain économique, le président régional s’est montré préoccupé par plusieurs dossiers industriels sensibles, notamment ceux de Gemdoubs et de Stellantis. Il a évoqué avec inquiétude les menaces pesant sur le site de Vesoul après l’annonce d’un transfert d’activité pouvant fragiliser près de 190 emplois.
Transparence et éthique : une réponse à la défiance
En conclusion, Jérôme Durain a annoncé un renforcement des dispositifs de contrôle éthique au sein de la collectivité régionale. Parmi les mesures évoquées : le renouvellement du comité d’éthique ; la création d’un dispositif indépendant de signalement et un partenariat avec Transparency International. Une manière, selon lui, de répondre à « la défiance réelle entre certains citoyens et les élus ». À travers cette intervention très politique prononcée lors de l’assemblée plénière régionale des 29 et 30 avril 2026, le président de Région aura cherché à installer une ligne de crête : défendre les services publics régionaux, dénoncer les arbitrages budgétaires de l’État et affirmer le rôle protecteur des collectivités dans une période de fortes tensions économiques et sociales.
Une élection serrée à la Communauté de Communes du Grand Pontarlier
À l’issue de l’élection du président de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier (CCGP), organisée le 22 avril dernier, le maire de Pontarlier, Patrick Comte, publie un communiqué dans lequel il revient sur sa défaite face à Nicolas Barbe. Rappelons que le scrutin s’est conclu par une victoire serrée du Maire de Chaffois, élu président avec 19 voix contre 16. Patrick Comte dit « prendre acte » de ce résultat démocratique, tout en exprimant une « profonde déception » quant à son issue.
Une candidature portée au nom de la stabilité
Dans son message adressé aux habitants de Pontarlier, le maire explique avoir présenté sa candidature après l’échec des discussions entre les dix maires du territoire visant à construire une candidature commune. Selon lui, son projet reposait sur la volonté d’assurer une « gouvernance solide » pour accompagner les projets structurants engagés lors du précédent mandat. Il estime également que Pontarlier, par son poids démographique et institutionnel, dispose de la légitimité nécessaire pour porter les dossiers du territoire auprès des partenaires publics et financiers. Patrick Comte défendait aussi une réorganisation du fonctionnement intercommunal, avec davantage de dialogue entre les communes et une meilleure coordination entre la Ville de Pontarlier et l’intercommunalité, notamment dans les domaines administratifs et des ressources humaines.
Des critiques envers certains élus et la nouvelle gouvernance
Le maire de Pontarlier regrette par ailleurs le choix de deux élus municipaux d’opposition pontissaliens d’avoir soutenu la candidature de Nicolas Barbe, estimant que cette décision a contribué à un résultat « défavorable aux intérêts » de la ville. Il critique également les premières orientations prises par le nouveau président de la CCGP, notamment : l’absence d’un élu pontissalien à la première vice-présidence et le refus de créer une dixième vice-présidence dédiée aux ressources humaines et à l’administration générale. Pour Patrick Comte, cette délégation aurait pourtant été essentielle face aux enjeux actuels de gestion et d’organisation des services mutualisés.
« Une mobilisation totale » pour Pontarlier
Malgré cette défaite, le maire affirme rester pleinement engagé pour défendre les intérêts de Pontarlier au sein de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier, aux côtés des vice-présidents pontissaliens élus. Dans la conclusion de son communiqué, Patrick Comte assure les habitants de sa « mobilisation totale au service de la ville et du territoire », affirmant vouloir poursuivre son action au sein de l’intercommunalité malgré le changement de gouvernance.
Le Grand Besançon Doubs Handball dispute ce vendredi soir son dernier match à domicile de la saison. Les Bisontins reçoivent Frontignan au Palais des Sports Ghani-Yalouz dans le cadre de la 29e et avant-dernière journée de ProLigue. Le coup d’envoi sera donné à 20 h 30. Si cette rencontre n’a plus d’enjeu comptable pour le GBDH, désormais hors course pour les play-offs, le groupe bisontin entend malgré tout terminer la saison avec sérieux et engagement devant son public. Le demi-centre Adrien Claire est au micro de la rédaction.
L'interview de la rédaction : Adrien Claire
« Continuer à avancer sur nous »
Pour le coach Christophe Viennet, l’objectif reste avant tout de produire une prestation aboutie, indépendamment de l’adversaire du soir. « L’important, c’est de réussir à faire une bonne prestation quel que soit l’adversaire. Cette saison, on a montré qu’on était capables d’être très performants contre les grosses équipes, mais aussi parfois de passer à côté contre des équipes plus modestes », explique le technicien. « L’idée, c’est surtout de continuer à avancer sur nous-mêmes, de corriger certaines choses et d’être meilleurs sur certains points ». Même discours du côté du demi-centre Adrien Claire qui refuse toute baisse d’exigence malgré l’absence d’objectif sportif en cette fin de championnat.
« Pas question d’aborder ce match différemment »
« Le pire serait que le staff envoie le signal qu’on peut relâcher les efforts », affirme Christophe Viennet. « On ne peut pas demander de l’exigence aux joueurs si nous-mêmes nous n’en mettons plus ». Pour le joueur bisontin, l’état d’esprit doit rester celui d’un sportif de haut niveau jusqu’au terme de la saison : « On s’entraîne pour performer. Les joueurs font des sacrifices toute l’année pour être bons lors des matchs. Il n’est pas question d’aborder une rencontre en se disant qu’on peut être moins bons ».
L'interview de la rédaction : Christophe Viennet
Une fin de saison à honorer
Même sans play-offs, le coach veut voir son équipe rester pleinement investie jusqu’au bout : « Cette équipe a été construite pour vivre la saison jusqu’au dernier match. Pour les joueurs qui partent comme pour ceux qui resteront, il est important d’aller au bout du chemin ensemble ». Christophe Viennet se montre d’ailleurs plutôt satisfait de l’implication affichée par son groupe à l’entraînement cette semaine : « Je n’ai pas senti de réelle décompression. L’équipe reste concernée au quotidien ».
Face à Frontignan, le Grand Besançon Doubs Handball tentera donc de conclure sa saison à domicile avec sérieux et détermination, avant un ultime déplacement la semaine prochaine.
Grande mobilisation syndicale ce vendredi 1er mai partout en France. De nombreux rassemblements et défilés sont annoncés dans l’Hexagone à l’occasion de la fête du Travail. Dans le Doubs comme dans le Jura, plusieurs manifestations sont programmées tout au long de la journée. Hausse des salaires, réduction du temps de travail, retraite à 60 ans ou encore défense du caractère férié du 1er mai figurent parmi les principales revendications portées par les organisations syndicales. Les organisateurs souhaitent également mettre l’accent sur la solidarité internationale ainsi que sur la lutte contre les idées d’extrême droite. La rédaction a rencontré Bénédicte Ponçot, co-secrétaire départementale de la FSU 25. Elle rappelle le caractère symbolique et historique de cette journée : « Le 1er mai est une journée particulière. Elle est née des luttes ouvrières au XIXe siècle et reste la seule journée chômée et payée. Comme tous les syndicats, nous le disons clairement : pas touche au 1er mai ».
Inflation et pouvoir d’achat au cœur des préoccupations
Parmi les préoccupations majeures évoquées par les syndicats figure la question du pouvoir d’achat. « L’inflation est une véritable plaie pour les budgets des familles, notamment pour les salariés aux revenus modestes », souligne Bénédicte Ponçot. La responsable syndicale évoque également les difficultés rencontrées par les étudiants, confrontés à des aides insuffisantes malgré la hausse du coût de la vie. La mobilisation de ce 1er mai dépasse également le seul cadre social. L’intersyndicale souhaite dénoncer « les discours homophobes, xénophobes et les idées d’extrême droite qui rongent la société », précise la co-secrétaire départementale de la FSU. Interrogée sur la situation politique locale et l’arrivée d’un élu du Rassemblement national au bureau de Grand Besançon Métropole, Bénédicte Ponçot a indiqué s’exprimer au nom de la FSU : « Pour nous, c’est une véritable claque démocratique ».
L'interview de la rédaction : Bénédicte Ponçot, co-secrétaire départementale de la FSU 25.
Les rassemblements prévus dans la région
À Besançon, le rendez-vous est fixé à 10 h 30 sur l’esplanade des Droits de l’Homme pour un défilé organisé en intersyndicale. Dans le Doubs, un autre rassemblement est prévu à 11 h place d’Arçon à Pontarlier. Dans le Jura, plusieurs manifestations auront lieu : à 10 h à Saint-Claude et Arbois, à 10 h 30 à Lons-le-Saunier et Dole et à 11 h 30 à Champagnole.
Préval Haut-Doubs et la Communauté de Communes du Pays de Maîche appellent les habitants du territoire à faire preuve de vigilance et de civisme après un incident survenu lors d’une collecte. Une batterie d’aspirateur déposée dans un bac s’est enflammée dans la benne d’un camion, risquant de provoquer d’importants dégâts matériels et de mettre en danger les agents. Les collectivités rappellent que ce type de déchet doit impérativement être déposé en déchèterie afin d’être pris en charge par une filière spécialisée.
Mardi après-midi, vers 16h, aux Hôpitaux-Neufs, un chauffeur poids lourd portugais, travaillant en France depuis trois ans, a été contrôlé par les gendarmes alors qu’il circulait dangereusement derrière un autre véhicule, sans respecter les distances de sécurité et en effectuant des appels de phares répétés. Après vérifications, les forces de l’ordre ont constaté que le conducteur n’avait pas effectué le changement obligatoire de son permis de conduire et n’était donc plus autorisé à conduire en France. Le chauffeur a été verbalisé et le véhicule immobilisé.
Depuis la rentrée dernière, la cité scolaire du Pré Saint-Sauveur à Saint-Claude accueille la première classe spécialisée « réseaux électriques » du Jura. Cette initiative, menée en partenariat avec Enedis, s’inscrit dans le programme des écoles des réseaux pour la transition énergétique et répond aux enjeux majeurs de souveraineté énergétique et de décarbonation des territoires.
Intégrée au baccalauréat professionnel MELEC, cette formation permettra aux élèves de découvrir concrètement les métiers des réseaux électriques grâce à une alternance entre enseignements au lycée et immersion en entreprise. Quatre élèves composent cette première promotion, accompagnée par les acteurs de la filière afin de favoriser leur insertion professionnelle et développer les compétences indispensables à la transition énergétique.